Le feuilleton de l’été s’est achevé ce jeudi 9 octobre, par l’annonce de la « suspension sine die » de l’ECOTAXE/PEAGE TRANSIT POIDS LOURD.
Sine die, autant dire suppression du dispositif envisagé, dans sa forme initiale (ECOTAXE) ou dans la version Péage Transit Poids Lourds.
C’est d’ailleurs cette nouvelle version qui nous a mobilisés durant tout l’été.
En effet, dès que nous avons eu connaissance du nouveau dispositif, moins de kilomètres certes, mais dans ces kilomètres notre « chère » A47, nous avons engagé une action de lobbying d’envergure :
RV et contacts avec tous les parlementaires ligériens, avec la Préfète de la Loire, avec le Préfet de Région et, le 23 septembre, avec le médiateur nommé par le Gouvernement qui est venu à notre rencontre.
Dossier qui nous a valu le soutien des élus ligériens, du monde économique, et pour lequel les représentants de l’Etat nous ont largement appuyés.
En parallèle de l’action FNTR LOIRE, la FNTR au niveau national a aussi largement œuvré, par la négociation, pour convaincre les pouvoirs publics des effets désastreux pour la profession de ce dispositif, plus encore que de la version initiale.
Inégalité territoriale, incompatibilité de la taxe avec l’économie du secteur très dégradée, calendrier irréaliste… les arguments ne manquaient pas !
Il a fallu pourtant se rendre à l’évidence, ils ne suffisaient pas pour que la décision soit prise par le gouvernement de faire marche arrière.
D’où la nécessité de faire monter la pression, et il faut reconnaitre que certaines régions très impactées étaient déterminées et prêtes à mobiliser sur le terrain.
La FNTR a coordonné ce mouvement, avec un grand sens des responsabilités, œuvrant aussi avec d’autres organisations de la profession : TLF, CSD, UNOSTRA.
Cette détermination a été bien comprise du Ministère puisque le mercredi 8 octobre, Madame Royal proposait de recevoir les organisations professionnelles.
Trois heures d’échanges, jeudi 9 octobre matin, entre vos représentants et les ministres ont permis d’aboutir à l’annonce de cette suspension sine die, mais aussi la mise en place d’un groupe de travail pour rechercher des solutions tant pour la problématique du financement des infrastructures que pour la situation économique et sociale du secteur, avec en toile de fond la compétitivité du transport routier français, la préservation des entreprises et de l’emploi.
Une page se tourne ? En tout cas nous ne pouvons que nous en réjouir, et surtout qu’il n’ait pas été nécessaire de passer à l’action…
Reste à écrire les chapitres qui permettront aux entreprises de transport françaises de retrouver des couleurs sur un marché qui ne leur est guère favorable.







